LE COMITE TOULOUSAIN POUR L’ESPAGNE

 

Avec son aimable autorisation nous publions  la communication qu’avait présentée notre amie Yvette LUCAS, sociologue, ancienne présidente du Comité toulousain pour l’Espagne, au colloque de Nérac des 7 et 8 mars 2009.

Elle témoigne d’épisodes connus ou moins connus de solidarité avec les luttes des peuples d’Espagne pour leurs libertés pendant les dures années de la dictature franquiste.

Une solidarité en actes, publics ou clandestins, des luttes des mineurs des Asturies à l’assassinat de Julian Grimau, du procès de Burgos à celui des dix de Carabanchel  jusqu’à la sinistre exécution de Puig Antich aux dernières heures du régime.

LE-COMITE-TOULOUSAIN-POUR-L’ESPAGNE-_1965-–1975

OPPOSITION INTELLECTUELLE ET SOCIALE AU FRANQUISME

 

A l’occasion de l’exposition du musée de Gajac à Villeneuve sur Lot « Espagne, les années sombres 1945/1960 »  MER 47 avait reçu le 25 septembre 2010 le professeur aragonais José SAN MARTIN BONCOMPTE.

Ce dernier avait fait une conférence magistrale sur l’opposition intellectuelle et sociale au franquisme dont il avait été partie prenante en Espagne.

Compte tenu de la qualité de son exposé nous le reproduisons en pièce jointe.

OPPOSITION INTELLECTUELLE ET SOCIALE AU FRANQUISME

Voyage Elne

LES 14 ET 15 MAI 2013 UN VOYAGE POUR LA MEMOIRE ET LA SOLIDARITE

Ce sera d’abord le 14 mai ELNE et sa Maternité aujourd’hui ouverte au public, témoin de la solidarité qui s’est manifestée vis-à-vis des républicains espagnols et de leurs familles qui, grâce au dévouement d’Elisabeth Eidenbenz, membre du Secours Suisse aux Enfants, a vu naître 597 enfants dont les mères ont été arrachées aux camps.

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EVA LA ROUGE

 Eva la rouge recherche son frère…

Documentaire D. Gautier, J. Ortiz, inédit, 12 minutes

Des dizaines de milliers d’enfants ont été volés par les franquistes à leurs mères républicaines (“l’anti-Espagne”) et confiés en “adoption” à des “familles catholiques” et “saines”, de “race supérieure espagnole”, afin de les “purifier”, “rééduquer”, et ce avec la participation essentielle de la Phalange et de l’Eglise espagnole. La dictature franquiste, par un décret de 1941, autorisa à changer le nom et le prénom de ces enfants.

 Ce crime d’Etat, crime contre l’humanité, est considéré comme IMPRESCRIPTIBLE. Toutes les lois, conventions, tous les traités européens, internationaux, obligent l’Etat espagnol à assumer ses responsabilités, à les rechercher.
Or, l’Etat espagnol et les différents gouvernements qui se sont succédés depuis la mort de Franco, ne font rien (et n’ont rien fait), alors qu’en Argentine (800 enfants volés) le gouvernement a mis en place une Commission de  recherche, une Banque de données ADN, une aide aux familles, et emprisonné des dizaines de tortionnaires, de militaires, coupables de “crimes contre l’humanité…Aucune loi dite d’ “amnistie” (en réalité d’impunité), ne peut amnistier ces faits.

Des dizaines de milliers d’Antonio hantent les rues, les villes et villages espagnols. Morts-vivants? Vivants-morts? Disparus en vie.

“EVA LA ROUGE”, cela se passe au centre du “monde libre”, en Union Européenne…
Après le rapt massif à des fins de revanche et d’épuration politique et idéologique (années de la Guerre d’Espagne et années 1940), les mêmes réseaux fascistes de religieuses, sages-femmes, notaires, médecins, avocats… se transformeront, jusqu’aux années 1970, en “mafia des maternités et hôpitaux”, à des fins lucratives de négoce.

L’Espagne reste une démocratie imparfaite, bancale, et la crise qu’elle vit appelle une République sociale et fédérale.
Jean Ortiz

Voici le lien pour le film. 
http://youtu.be/3ys8NK0nXU0