FLORENCIO NOUS A QUITTE

 

FLORENCIO GOMEZ (480x640)Il était à nos côtés lors de notre journée de rentrée du 29 septembre dernier, toujours alerte, partageant ses souvenirs avec le brigadiste Antoine Piñol.

Il nous a quittés le 24 décembre 2013 à l’âge de 102 ans, 102 ans de fidélité aux engagements de sa jeunesse.

Nombreux sont ceux qui l’ont accompagné ce jeudi 26 décembre au cimetière de Sainte Livrade sur Lot.

Devant son cercueil, recouvert du drapeau de la République espagnole, Noémi Delbourg pour MER 47, Fernand Gonzalez pour la CGT, Jean Masse pour le Parti Communiste Français ont rappelé une vie faite de combats pour les libertés et le progrès social.

Florencio GOMEZ était né le 26 octobre 1911 à FUENTELAHIGUERA dans la province de GUADALAJARA.

Il  avait vécu la misère puis les jours de liesse et les premiers acquis de la République et c’est tout naturellement qu’il s’était dressé pour la défendre.

Il a fait partie de ceux qui, avec la 43e division de l’armée populaire républicaine, se sont retrouvés encerclés par les troupes fascistes dans la poche de Bielsa.

Là, 7000 hommes, avec un faible armement, sous les ordres du commandant Antonio Beltran Casaña, ont résisté du 14 avril 1938 au 15 juin 1938 à des troupes surarmées et à l’aviation factieuse puis se sont retirés en ordre à travers la montagne enneigée vers la frontière française.

Ses mérites dans cette période lui avaient valu une promotion accompagnée de ces mots :

« Reciba por ello nuestra mas sincera felicitacion y sirvale de estimulo para lo sucesivo, procurando aumentar si cabe su espiritu de sacrificio e inculcarselo asi mismo a los soldados a sus ordenes ».

Par la suite, intégré à la 130e brigade de la 43e division del Este, après la chute de la Catalogne, il avait franchi les Pyrénées à pied le 14 février 1939 et connu les camps de concentration de Saint Cyprien, Argelès sur Mer, Barcarès et fin 1939 Septfonds.

C’est ainsi qu’il avait été affecté le 4 décembre 1939 au CTE 518 à Casseneuil pour la construction de la Poudrerie puis, après l’abandon de ce projet, au 403e GTE dans le département de l’Isère.

Il avait choisi de revenir en Lot et Garonne pour épouser une réfugiée espagnole comme lui et travailler successivement chez Delbigot puis à la Coplot à Sainte Livrade sur Lot où il avait assumé des responsabilités syndicales jusqu’à son départ en retraite.

Il était toujours resté fidèle aux idéaux pour lesquels il avait combattu en Espagne et qui demeurent toujours d’actualité des deux côtés des Pyrénées.

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