Voyage MER47 en Cantabrie – 2 – Pozo Fortuna

Le 1er MAI Visite de la ville Minière de Mieres dans les Asturies et du Pozo Fortuna

Un monument qui recouvre un puits bouché, que l ‘on appelle Pozo Fortuna ou puits n° 4. Sous cette surface, reposent des centaines de corps, jetés là par les franquistes après avoir fait leur travail de représailles, particulièrement féroce aux Asturies, de par sa tradition ouvrière et de lutte.

Devant le Pozo Fortuna avec Roberto Iglesias et Diego Fernandez Garcia, concejal de memoria historica de Mieres
Devant le Pozo Fortuna avec Roberto Iglesias et Diego Fernandez
Garcia, concejal de memoria historica de Mieres

Ce puits n°4 a été ouvert dans les années vingt à des fins d’exploitation. Il fut en travaux de forge pendant des années et n’était pas encore opérationnel lorsque la guerre civile a éclaté.
De 1937 à 1940, le pozo Fortuna est utilisé pour jeter des corps, voire selon Florentino Gonzalez, jeune témoin de l’époque jetées vivantes dans la cavité béante.

Puis, le puits a été bouché par des gravats, et son emplacement rayé de la carte, en détournant une route sur son emplacement afin qu’il ne soit jamais trouvé. Et d’ailleurs, il ne sera retrouvé que soixante-dix ans plus tard.

Le monument recouvrant le pozo Fortuna sera inauguré en 2005 grâce à la mairie de Mieres et l’Association de Memoria historica de Asturias. Ce monument a été érigé en mémoire des personnes qui y sont ensevelies à jamais.
C’est un des sites parmi tant d’autres en Espagne qui a servi de fosses commune aux victimes du franquisme.

A noter que nous sommes dans un milieu éminemment ouvrier et que malgré la reddition des Asturies en 1937, la lutte n’a pas cessé, des guérilleros se sont repliés vers les montagnes créant de véritables maquis. Ils étaient combattants de la CNT, du PSOE, du PCE, et on les appelait les Fugaos, ceux qui ont fui. Ils n’abandonneront la lutte armée qu’en 1948, soit plus de dix ans plus tard.

Dans la poudrerie, de nombreux poèmes peuvent être lus et parmi eux, celui-ci :

S'il y a en Espagne un arbre teint de sang C'est l'arbre de la liberté S'il y a en Espagne une bouche bavarde Elle parle de liberté S'il y a en Espagne un verre de vin pur C'est le peuple qui le boira. Paul Eluard
S’il y a en Espagne un arbre teint de sang
C’est l’arbre de la liberté
S’il y a en Espagne une bouche bavarde
Elle parle de liberté
S’il y a en Espagne un verre de vin pur
C’est le peuple qui le boira.
Paul Eluard

 

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Une réponse sur “Voyage MER47 en Cantabrie – 2 – Pozo Fortuna”

  1. Superbe reportage. Bravo à tous. Souhaitons qu’avec Caminar, ce voyage puisse se faire bientôt avec encore plus de participants. Quelle communion (laïque s’entend !) avec nos frères espagnols !
    saludo republicano
    emmanuel

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