La mode, instrument et symptôme du franquisme

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La mode franquiste, reflet des années noires

La mode outil de propagande pour Franco

A l’origine seulement fonctionnel, le vêtement est devenu avec le temps un outil de communication non verbal, permettant de transmettre de multiples messages. Le vêtement est le reflet de nos émotions, opinions et désirs. La mode lui confère une limite temporelle : ce qui est porté aujourd’hui est différent de ce qui sera porté demain. Au-delà de leur fonction utilitaire et d’une quête esthétique, nos vêtements sont le reflet de l’actualité, de notre société. Ainsi la mode traduit l’Histoire. La dictature franquiste a eu une empreinte sur la mode espagnole du 20ème siècle. Ce régime va s’en servir comme un objet d’influence sur la population et de propagande à sa propre gloire.

La mode à partir des années 50, vitrine d’une libéralisation de façade

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La niña bonita à Aiguillon – 3 : un hôpital pour les Républicains espagnols

L'hôpital des Républicains espagnols

La Mémoire des Républicains espagnols à Aiguillon : l’hôpital dans les locaux de l’usine Berthy. 

Notre amie Marie Ange, professeur d’espagnol, lut le nom des cent Républicains espagnols hospitalisés en ces lieux semant la graine de la mémoire, ici en Lot et Garonne terre que tant d’exilés espagnols ont choisi comme lieu de vie.

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La niña bonita à Aiguillon – 1 : au rendez-vous de la cité scolaire Stendhal

Dans le cadre de la semaine espagnole, organisée à Aiguillon du 10 au 16 avril, pour célébrer le 85ème anniversaire de la seconde République espagnole, les professeurs d’espagnol ont amené 150 élèves des classes de 3°, 2°5 et 1°L visiter l’exposition organisée par l’association MER 47 et assister à une rencontre avec un républicain espagnol.

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LE COMITE TOULOUSAIN POUR L’ESPAGNE

 

Avec son aimable autorisation nous publions  la communication qu’avait présentée notre amie Yvette LUCAS, sociologue, ancienne présidente du Comité toulousain pour l’Espagne, au colloque de Nérac des 7 et 8 mars 2009.

Elle témoigne d’épisodes connus ou moins connus de solidarité avec les luttes des peuples d’Espagne pour leurs libertés pendant les dures années de la dictature franquiste.

Une solidarité en actes, publics ou clandestins, des luttes des mineurs des Asturies à l’assassinat de Julian Grimau, du procès de Burgos à celui des dix de Carabanchel  jusqu’à la sinistre exécution de Puig Antich aux dernières heures du régime.

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EVA LA ROUGE

 Eva la rouge recherche son frère…

Documentaire D. Gautier, J. Ortiz, inédit, 12 minutes

Des dizaines de milliers d’enfants ont été volés par les franquistes à leurs mères républicaines (“l’anti-Espagne”) et confiés en “adoption” à des “familles catholiques” et “saines”, de “race supérieure espagnole”, afin de les “purifier”, “rééduquer”, et ce avec la participation essentielle de la Phalange et de l’Eglise espagnole. La dictature franquiste, par un décret de 1941, autorisa à changer le nom et le prénom de ces enfants.

 Ce crime d’Etat, crime contre l’humanité, est considéré comme IMPRESCRIPTIBLE. Toutes les lois, conventions, tous les traités européens, internationaux, obligent l’Etat espagnol à assumer ses responsabilités, à les rechercher.
Or, l’Etat espagnol et les différents gouvernements qui se sont succédés depuis la mort de Franco, ne font rien (et n’ont rien fait), alors qu’en Argentine (800 enfants volés) le gouvernement a mis en place une Commission de  recherche, une Banque de données ADN, une aide aux familles, et emprisonné des dizaines de tortionnaires, de militaires, coupables de “crimes contre l’humanité…Aucune loi dite d’ “amnistie” (en réalité d’impunité), ne peut amnistier ces faits.

Des dizaines de milliers d’Antonio hantent les rues, les villes et villages espagnols. Morts-vivants? Vivants-morts? Disparus en vie.

“EVA LA ROUGE”, cela se passe au centre du “monde libre”, en Union Européenne…
Après le rapt massif à des fins de revanche et d’épuration politique et idéologique (années de la Guerre d’Espagne et années 1940), les mêmes réseaux fascistes de religieuses, sages-femmes, notaires, médecins, avocats… se transformeront, jusqu’aux années 1970, en “mafia des maternités et hôpitaux”, à des fins lucratives de négoce.

L’Espagne reste une démocratie imparfaite, bancale, et la crise qu’elle vit appelle une République sociale et fédérale.
Jean Ortiz

Voici le lien pour le film. 
http://youtu.be/3ys8NK0nXU0